Lu sur Maghreb Emergent

Pour Zoubir Benhamouche, « le régime va devoir redistribuer toujours plus à plus de monde » mais cette redistribution, explique-t-il, ne changera rien à son rejet par la société. En plus, écrit-il, elle ne pourra qu’être de plus en plus limitée à l’avenir à cause de la réduction des revenus de l’Etat qui n’est pas à écarter, de l’inflation, de la pression démographique et de l’arrivée sur le marché du travail de centaines de milliers de jeunes diplômés.

L’économie politique est cette branche de l’économie qui étudie le lien entre les institutions et l’économie. Depuis le début des années 1990, elle a progressivement occupé une place de plus en plus importante en économie du développement. Elle a notamment influencé la façon dont les institutions internationales abordent les problèmes de développement et leurs domaines d’intervention.

L’économie politique est très utile pour comprendre les problèmes de développement de l’Algérie car ils prennent leur racine dans la nature des institutions. L’Algérie est classée dans la catégorie des régimes autoritaires. Le fait que le régime politique ne soit pas démocratique n’explique pas en soi que le pays soit en panne économiquement et socialement. Il y a des pays sous des régimes non démocratiques qui arrivent à se développer. Certes, ce que l’on observe c’est qu’une croissance soutenue sur une longue période nécessite une réforme des institutions vers un fonctionnement plus démocratique. En d’autres termes, la croissance est possible sous des régimes non démocratiques mais une croissance soutenue, à long terme, ne peut se faire sans une certaine démocratisation des institutions.

L’Algérie a ceci de particulier qu’elle dispose d’une rente…

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