Human Rights Watch et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme saisissent l’Organisation international du travail contre les infractions de l’Algérie relatives au droit syndicaux des travailleurs.

L’Algérie est une nouvelle fois dans le collimateur de l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW). Cette fois, sur le terrain des droits syndicaux accordés aux travailleurs. Ce lundi, Human Rights Watch et Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme ont lancé un appel conjoint à l’attention de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour qu’elle fasse pression sur les autorités algériennes afin de « mettre un terme à la répression de l’activité des syndicats indépendants ». Cet appel intervient à la veille d’une réunion consacrée à l’examen de l’état de la situation en Algérie, qui débutera demain 28 mai à Genève.

Dans leur communiqué, les deux organisations de défense des droits de l’Homme rappellent que l’Algérie a signé « la Convention (n° 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et à la Convention (n° 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective, deux des huit conventions de l’OIT considérées comme fondamentales en matière de droit international du travail ».

Mais, l’Algérie ne respecte pas ces Accords et engagements internationaux. « En Algérie, l’action des travailleurs est contrecarrée lorsqu’ils tentent de former des syndicats indépendants et d’agir collectivement », estime Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique de HRW. « L’OIT devrait saisir cette opportunité pour rappeler à l’Algérie que le respect des droits du travail implique de laisser les travailleurs former des syndicats et mener des activités syndicales sans ingérence du gouvernement », ajoute-t-elle.

A titre d’exemple, REMDH et HRW cite le cas du Syndicat national autonome des postiers (SNAP), qui a déposé trois demandes d’agréments, respectivement le 2 juillet 2012, le 13 septembre 2012 et le 3 mars 2013, mais qui n’a toujours pas obtenu de réponse.

Elyas Nour

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