Ali Benflis, escorté par ses militants, entre au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier de candidature. Le 4 mars 2014 à Alger.

L’ex-candidat à la présidentielle Ali Benflis a réagi aujourd’hui à la présentation du plan d’action du gouvernement par Abdelmalek Sellal à l’Assemblée Populaire Nationale. Pour l’homme politique le gouvernement n’est pas convaincant. 

Abdelmalek Sellal vient de présenter les priorités du gouvernement devant l’APN ce matin. Déjà dans l’opposition les réactions commencent à tomber. Ali Benflis, a été le premier à émettre son avis estimant que le projet gouvernemental « n’est que le produit d’une volonté personnelle sans légitimité confortée par un régime politique complaisant. C’est donc un Gouvernement sans base politique et sociale », a-t-il estimé.

Parmi les principales mesures annoncées le Premier Ministre a évoqué la nécessité d’achever le processus de réconciliation nationale, d’augmenter les exportations d’hydrocarbures ou encore l’augmentation du SNMG. Selon Ali Benflis ces mesures sont insuffisantes, et sont la poursuite des trois précédents mandats.  « Le plan d’action ne tire aucune leçon des échecs passés et, à défaut de remises en cause salutaires, il persiste dans l’erreur et dans la fuite en avant », précise l’ex-candidat, qui va jusqu’à traiter ce plan « pour les cinq années à venir » d’être « stérile politiquement, sans rupture avec le modèle rentier économiquement et, socialement, sans perspectives de cohésion et de justice sociale. »

Ali Benflis à travers sa déclaration renie à nouveau toute légitimité au nouveau gouvernement. Il lui reproche de n’être ni « un Gouvernement d’ouverture » ni « un Gouvernement émanant d’une majorité parlementaire », ou encore d’être un régime qui « s’enfonce dans une crise profonde qu’il a lui-même générée. De même, il s’ingénie à cacher la réalité d’une impasse institutionnelle au lieu de s’employer à en sortir notre pays ».

« Comment ne pas relever le manque de sérieux, de précipitation et d’improvisation lorsque l’on se réfère aux délais exceptionnellement courts-cinq jours- impartis à l’élaboration d’un plan d’action pour les cinq années à venir ? », s’interroge encore Ali Benflis. L’ex-candidat qui prévoit de fonder son propre parti politique, tente de fonder un front d’opposition depuis son échec à l’élection présidentielle. Affirmant que malgré sa défaite il continuera à s’engager en politique pour offrir une alternance.