La LADDH de Chlef appelle à revoir les critères d’attribution de logements sociaux. La ligue des droits de l’homme estime que le système actuel n’est pas assez impartial et désigne les bénéficiaires de logements de manière trop hasardeuse.

Plusieurs commune de la wilaya de Chlef appelle à réviser les listes d’attribution de logements sociaux. « Cette semaine des citoyens de la commune d’Ouled Abbès, la commune  Ouled Ben abed el kader, la commune  de Beni Rached, la commune Ain merrane ont fermé les  siège de l’APC pour exiger un réexamen la liste 194 logements pour APC Ouled Abbes , la liste 116 logements pour l’APC Ouled Ben abed el kader , la liste 270 logements pour APC Ain Merrane », explique la LADDH dans un communiqué signé par Houari Kaddour le chef du bureau de Chlef.

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La ligue estime que chaque publication de liste est suivie de contestation, et qu’il est donc nécessaire de revoir les méthodes d’attribution. « Distribution et contestation sont devenu un couple inséparable au point où les forces de l’ordre et anti-émeutes sont alertées préalablement avant l’affichage des listes des bénéficiaires », s’inquiète la LADDH.

Ainsi la LADDH exige une « stratégie claire pour la distribution des logements sociaux ». Actuellement ce sont des commissions mixtes composées de fonctionnaires et élus des différentes strates administratives : wilaya (service logement), daïra, APC… Plusieurs personnes de différents services gèrent ces dossiers afin d’assurer le plus de partialité possible. Or même si l’attribution doit se faire selon des critères précis, et que les priorités doivent être mises sur les demandeurs qui sont le plus dans le besoin, les conditions de la composition des listes restent toujours opaques.

Il ne faut pas oublier que la demande dépasse largement l’offre de logements. Un nouveau plan quinquennal va être entamé dans le secteur du logement, selon les promesses du ministre du Logement, qui offrira 1,6 million de logements. Toutefois la LADDH préfère prévenir, il  faudra « construire 8.000 à 10.000 logements par an » dans l’idéal alors qu’actuellement « les capacités de production dans la wilaya de  Chlef  ne sont que moins de 2000  logements par an « .