La justice algérienne n’est pas aussi performante et efficace que l’on puisse imaginer. Le constat n’émane pas d’un citoyen lambda, mais bel et bien du ministre de tutelle qui reconnaît, en filigrane, cette réalité. Ainsi, Tayeb Louh hausse le ton, en précisant qu’il ne va désormais tolérer aucune « négligence » dans son secteur.

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, qui s’exprimait hier lors d’une conférence de presse animée à la cour d’Alger, sise à Ruisseau, rappelle que son département a « engagé des actions ayant pour but de créer les conditions d’une justice performante et efficace, juste et équitable, l’objectif final étant, précise-t-il, de renforcer la crédibilité de la justice et de conforter la relation de confiance entre celle-ci et le citoyen». Il va sans dire, d’emblée, donc que le lancement d’une «réforme» dans le secteur confirme, si besoin est, que celui-ci «souffre» d’un certain nombre de dysfonctionnements. Pour la justice pénale, à titre d’exemple, les mesures en cours visent essentiellement, explique le conférencier, à réduire la surcharge des tribunaux par la mise en place de nouvelles procédures, à garantir la protection des témoins et dénonciateurs dans les affaires de crime organisé et de corruption et à rendre enfin la riposte pénale plus dissuasive, tout en garantissant la présomption d’innocence et les droits de la défense. Aussi, le ministre se dit «surpris» par le volume considérable des affaires pendantes devant la Cour Suprême, dont le nombre a atteint, selon lui, 257 000 durant seulement une année.

La suite sur Le Courrier d’Algérie

Notez cet article