Poursuivant ses consultations politiques dans l’objectif d’organiser une « Conférence nationale du consensus », le Front des forces socialistes (FFS) a rencontré dans la matinée de ce mercredi 22 octobre l’ex-chef de gouvernement, Ali Benflis, au siège de la permanence de l’ex-candidat malheureux à l’élection présidentielle. Au cours de cette rencontre, Ali Benflis, a vraisemblablement posé ses conditions avant de se prononcer sur l’initiative du l’ex-Parti de Hocine Ait Ahmed.

Conduite par Mohand Amokrane Cherifi, membre du collège présidentiel du parti, la délégation du FFS a présenté à son interlocuteur « les objectifs, le contenu et les mécanismes de cette initiative », a indiqué Ali Benflis dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

En réponse à l’offre du FFS, M. Benflis semble avoir posé ses conditions avant de se prononcer sur son adhésion ou non à cette initiative. Tout en saluant « le rôle historique du FFS dans la promotion des droits et des libertés démocratiques », il a ainsi rappelé à ses hôtes les « quatre principes essentiels auxquels il a été et demeure fermement attaché ».

En premier lieu, « celui du consensus national » qu’il a déjà fait sien en l’érigeant en axe fondamental dans son programme pour la dernière échéance présidentielle et qu’il continue à promouvoir comme instrument privilégié du règlement de la crise politique actuelle. Ensuite, celui de la formation d’un « consensus authentique » autour de « forces politiques représentatives et légitimes, qu’il s’agisse du pouvoir ou de l’opposition nationale ». Le suivant repose « sur la conviction qu’une vacance du pouvoir a généré un pouvoir non identifiable ». D’où la demande de Benflis d’un « retour aux urnes » qui constitue, à ses yeux, le « seul » moyen à même d’ « apporter une solution effective à la crise de régime et identifier les forces politiques habilitées à conduire la transition démocratique sur la base d’un mandat populaire explicite et sans appel. » Enfin, Benflis tient au principe « lié à la certitude qu’un consensus qui serait recherché en dehors des forces politiques légitimes et représentatives n’est pas de nature à fonder le règlement définitif et durable de la grave crise politique actuelle. »

Yacine Omar