La reprise du procès du scandale de l’autoroute Est-Ouest a été houleuse. Alors que le juge a entamé la lecture des 250 pages du procès de renvoi, un des accusés monte au créneau.

Addou Tadjeddine accuse l’actuel ministre des transports, Amar Ghoul, à l’époque ministre des Travaux publics, d’avoir touché « son dû », donc un pot-de-vin, par le biais de Tayeb Kouidri en fuite actuellement. L’argent dont il est question aurait été versé par le bureau d’étude français EGIS. Au passage, Sid Ahmed Addou affirme qu’il a été l’intermédiaire de l’entreprise française Razel qui a obtenu le marché du barrage Tabbellout de Jijel pour 160 millions d’euros.

Selon l’arrêt de renvoi, 16 personnes, en majorité des fonctionnaires du ministère des Travaux publics sont poursuivies pour corruption dans cette affaire de l’autoroute Est-ouest et d’autres projets de travaux publics et de transports à Alger. Il s’agit des projets de réalisation de l’autoroute Est-ouest, le projet  du barrage de Kef Eddir dans la wilaya de Tipasa, des projets de  tramways et enfin des projets de téléphériques à Constantine, Tlemcen,  Skikda et Bab El Oued (Alger).

E. Wakli