La campagne initiée surtout par le courant islamo-baâthiste à propos de l’utilisation des langues maternelles dans l’enseignement primaire, n’a pas dissuadé la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit de mener à bien son projet, conformément aux recommandations de la conférence nationale d’évaluation de la réforme de l’école.

Intervenant hier, à l’occasion de son allocution de clôture à la conférence régionale d’évaluation des examens dans les wilayas du nord du pays des Hauts-Plateaux, la ministre a déclaré que «l’utilisation durant les deux premières années du cycle primaire de certaines expressions que l’enfant a reçu dans son environnement lui permettra d’acquérir les connaissances et d’éviter la déperdition scolaire précoce».

Elle n’a pas manqué de préciser que ceux qui critiquent cette mesure actuellement veulent tromper la société puisque «l’enseignement en langue arabe est incontestable». Celle-ci a tenu néanmoins à affirmer que le débat autour de cette question a été «positif».

Rappelons que cette recommandation, tant décriée par les islamo-baâthistes, concerne l’utilisation des langues maternelles lors des deux premières années du primaire, afin que l’élève puisse assimiler au mieux ce qui lui est enseigné. Les islamo-baâthistes y ont vu une atteinte à la langue arabe et même à l’islam. Ils ont surtout fait dans la désinformation en prêtant des velléités de remplacer l’arabe classique par l’arabe algérien.

En tous cas, malgré la virulence de la campagne de dénigrement qu’elle a subie, Benghebrit n’a pas fait jusque là machine arrière. Mieux, elle semble déterminée à aller jusqu’au bout.

Elyas Nour  

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