La chute drastique des recettes des exportations des hydrocarbures a, semble-t-il, réveillé les autorités algériennes de leur torpeur. Ce jeudi, le nouveau directeur général des Douanes Algériennes, Kaddour Bentahar, a tenu une réunion avec une trentaine d’opérateurs économiques algériens qui développent des activités d’exportation, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Au cours de cette réunion, les exportateurs algériens ont été agréablement surpris par le nouveau discours du manager des Douanes Algériennes. Celui-ci a dévoilé à ses invités les nouvelles facilitations que leur offrent, désormais, les autorités pour booster leurs exportations à l’étranger. Ainsi, plusieurs mesures incitatives viennent d’être décidées par l’administration douanière algérienne en faveur de nos exportateurs. A titre d’exemple, en cas de litige, les services des douanes ne vont plus bloquer la marchandise destinée à l’exportation. Le litige sera traité après l’exportation. Cette nouvelle mesure a suscité un ouf de soulagement au sein des opérateurs économiques privés.

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En plus, dorénavant, les marchandises destinées à l’exportation bénéficient de la priorité dans la mise à quai et dans la constatation du « vu à l’embarquement ». Les marchandises des exportateurs seront exclus du passage au scanner sauf dans le cas d’un contrôle sur la base d’un ciblage. Les exportateurs algériens seront aussi dispensés de l’autorisation pour les demandes de bénéficie de l’échange standard. Par ailleurs, les douanes algériennes vont lancer la saisie des déclarations en douane à distance au profit des exportateurs comme des importateurs. D’autre part, tous les importateurs et exportateurs seront agréés et doivent disposer d’un agrément pour pouvoir exercer leurs activités. La validité de l’agrément est de 3 ans. Selon nos sources, plus d’une centaine d’opérateurs économiques ont été d’ores et déjà agréés.

A travers ces nouvelles mesures, les autorités algériennes veulent redonner confiance aux entrepreneurs algériens qui veulent explorer des marchés internationaux. Ces facilitations viennent à point nommé pour permettre à l’Algérie de rompre avec ces pratiques rentières d’une économie basée uniquement sur l’exportation des hydrocarbures.