« L’alcool existait en Algérie avant que je ne sois nommé au ministère du Commerce, et je suis parti et l’alcool existe toujours. Ceux qui étaient avant moi ont accordé 1 000 licences pour l’alcool ». C’est avec ces mots qu’Amara Benyounès, l’ancien ministre du Commerce, limogé par Abdelaziz Bouteflika, l’été dernier, a dressé le bilan de son passage au gouvernement. Des mot moqueurs avec lesquels ils n’hésitent pas de ridiculiser ses adversaires qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour saboter son travail de ministre lorsqu’il avait tenté de réguler le marché des boissons alcoolisées. 

« En Algérie, nous consommons 200 millions de litres d’alcool. Ce n’est pas moi qui bois ces 200 millions de litres », a-t-il rappelé lors du meeting de son parti le MPA à Béjaïa. « Le chiffre d’affaires de la vente d’alcool est de deux milliards de dollars, nous avons 68 usines, 1 674 unités de production et 35 000 travailleurs, l’Algérie est le premier producteur au Maghreb. En tant que ministre du Commerce, je voulais seulement et uniquement organiser ce marché. Vous savez tous ce qui se passe dans les bars clandestins. L’État algérien doit organiser ce marché », a-t-il encore souligné.

En dépit de son limogeage humiliant, Amara Benyounès continue d’affirmer qu’il soutient le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il ne fait part, d’ailleurs, d’aucun regret et déclare fièrement qu’il avait « exécuté les missions que le président de la République lui a confiées » lorsqu’il était ministre.

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