Crédit à la consommation/ Un mort-né?

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Le crédit à la consommation fait sont retour, aujourd’hui, dans une conjoncture marquée par un recul dangereux du pouvoir d’achat des ménages.

La stratégie du gouvernement concernant la relance de la consommation, fortement impactée par la baisse du pouvoir d’achat des ménages, semblent d’ores et déjà  compromises tant les taux d’intérêt imposés par les banques sont excessifs. Ils tournent tournent, en effet, autour de 06%.

Par ailleurs, ces prêts ne peuvent excéder les deux millions de dinars et sont assortis d’un engagement du bénéficiaire à s’acquitter de la totalité de son dû, en sus des intérêts inhérents, dans un délai ne dépassant pas les soixante mois (cinq ans).

Les institutions bancaires justifient leur choix de fixer un taux d’intérêt aussi important par des impératifs de rentabilité et d’équilibre financier, méprisant par conséquent, l’effet répulsif de tels taux sur les candidats potentiels qui se verront acquérir des produits à un prix majorés, dépassant quelques fois les 50%.

En plus des taux d’intérêt contraignants et des délais de remboursement relativement cours (crédit à moyen terme), les banques imposeront une ponction de 30% du salaire des candidats au prêts, validant définitivement les propos des experts qui ont minimisé l’impact de cette mesure, jugée populiste et aux antipodes du pragmatisme économique, sur l’économie nationale.

Massi Mansour