Pendant que l’ancien chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, multiplie les déclarations hostiles à l’Algérie, son rival de droite pour l’élection présidentielle de 2017, Alain Juppé, va, au contraire, effectuer une visite à Alger vers la fin du mois en cours. L’ancien ministre des Affaires Etrangères va entamer sa visite par la ville d’Oran, dont la commune est jumelée avec celle de Bordeaux, où l’homme est maire depuis plusieurs années.

Ensuite, l’homme, que les adversaires attaquent notamment pour son âge relativement avancé pour un candidat à l’élection présidentielle (70 ans), séjournera à Alger les 1 et 2 février. Il va certainement rencontrer des responsables algériens de premier plan, à commencer par le chef de l’Etat et le Premier ministre.

C’est maintenant devenu une habitude : tous les candidats à l’élection présidentielle française viennent en Algérie avant de se mettre dans le bain électoral. C’était le cas de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et même de François Hollande. Un geste justifié notamment par la présence, sur le sol français et en Algérie, de pas moins de 1,5 millions binationaux, potentiellement électeurs.

C’est également une manière pour ces candidats, dont un ou une deviendra chef de l’Etat, de s’initier à la politique étrangère. Un domaine pas du tout étranger à Alain Juppé qui a été, par deux fois, ministre des Affaires Etrangères et une fois premier ministre. Il est actuellement le favori des sondages pour remporter l’élection présidentielle de 2017.

Essaïd Wakli

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