Exportations/ L’immobilisme de l’Etat à l’indexe

0
372

Le président de l’Association nationale des exportateurs Algériens (ANEXA), Ali Bey Nasri, s’est exprimé sur la question des mécanismes d’exportation, notant un certain immobilisme de l’État.  

“Si l’objectif, maintes fois réitéré, d’investir les marchés étrangers n’a pu, jusqu’ici, être concrétisé, c’est en raison de facteurs bloquant”, constate le président de l’ANEXA, lors d’une intervention sur la Chaîne 3. Dans cet ordre d’idées, il a mis à l’index un certain immobilisme des pouvoirs publics et des entreprises dont les activités sont exclusivement tournées vers le marché intérieur.

Plusieurs obstacles ont été relevés par l’intervenant parmi lesquels “l’interdiction d’installer des bureaux de liaison et des agences bancaires à l’étranger”, mais également “le sentiment de méfiance à l’encontre des exportateurs perçus comme de potentiels suspects”.

“C’est la crise économico-financière que s’apprête à traverser notre pays qui a poussé les pouvoirs publics à entreprendre une démarche visant à trouver des alternatives aux hydrocarbure”, indique-t-il, soulignant que “l’Algérie dispose de potentialités concrètes pouvant lui permettre d’envahir les marchés extérieurs dans plusieurs domaines à condition, que la réglementation des changes au niveau de Conseil de la monnaie et du crédit adopte les standards internationaux”.

Bey Nasri a touché des exemples concrets pour mettre à jour des opportunités que l’Algérie pourrait saisir afin de développer ses exportations. A cet effet, il a indiqué que la Russie pourrait constituer un marché favorable aux produits agricoles algériens suite à son boycott des produits provenant de l’Union Européenne.

Déplorant le manque de vision, M. Nasri estime qu’il est temps “de déceler les défaillances afin d’établir le diagnostic pour pouvoir mettre en place une stratégie à long terme dont l’État doit jouer le rôle de facilitateur”.

M. Mansour