Amnesty International Algérie a présenté, hier mercredi 24 février, à Alger, son rapport annuel sur la question des droits de l’Homme dans notre pays. L’ONG a relevé plusieurs irrégularités et dénonce une situation préoccupante.  

 «La situation des droits de l’Homme en Algérie reste préoccupante en dépit des améliorations législatives et constitutionnelles», a indiqué  Hassina Oussedik, présidente d’Amnesty International Algérie.

Plusieurs atteintes aux libertés de réunion, d’association et d’expression, notamment la vague d’arrestations arbitraires de militants pour les droits des chômeurs, dont Rachid Aouine et Belkacem Khencha, ont été fustigés dans l’intervention des responsables de l’ONG.

Concernant la révision constitutionnelle, a évoqué implicitement des manœuvres, sous forme de renvois à des textes de loi comme pour l’article 41 qui se réfère au respect des constantes et des valeurs morales, religieuses, culturelles et économiques, causant ainsi une absence totale de «principes fondamentaux».

Le deuxième intervenant lors de cette conférence de presse n’est autre que le directeur d’Amnesty internationale Algérie, M. Younes Saadi, qui a invoquer l’amendement du code de procédure pénale pour démontrer que les principes fondamentaux ont été court-circuités. À ce propos, il a déploré l’absence de l’avocat lors des interrogatoires des prévenus.

Amnesty International a aussi pointé du doigt les atteintes au droit de rassemblement pacifique. «Plusieurs manifestations ont été interdites et réprimées en Algérie l’année dernière», a rappelé Hassina Oussedik, citant, entre autres, le sit-in de la CNLTD contre l’exploitation du gaz de schiste.

Massi M.