« Il faut choisir entre la politique et les affaires. Si Rebrab opte pour le premier il perdra son argent ». C’est avec ces termes très menaçants que le premier responsable du FLN, Amar Saâdani, s’est adressé samedi à Issad Rebrab, l’homme d’affaires, le plus riche de l’Algérie, qui fait ces jours-ci l’objet d’une virulente campagne médiatique. 

La menace est claire, nette et précise : Issad Rebrab subira les foudres du régime algérien s’il s’aventure à exercer une influence sur la politique du pays.  « L’homme d’affaires qui s’est bien enrichi veut faire maintenant de la politique », accuse encore Amar Saâdani lors d’un meeting organisé ce samedi à Tébessa, à l’est du pays.  Amar Saâdani s’est positionné farouchement hostile au rachat du groupe El-Khabar par Issad Rebrab. Il s’est même violemment attaqué aux responsables d’El-Khabar en prenant le parti de Hamid Grine, le ministre de la Communication. « Grine est plus propre et plus intègre que vous qui vouliez vendre votre dignité à Rebrab », a vilipendé en dernier le premier responsable du FLN.

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