Deux jours après avoir géré la lancinante question de la fraude au Baccalauréat, Nouria Benghabrit reçoit des soutiens de taille. En plus de l’appui de Abdelmalek Sellal, le Directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, a appuyé de manière on ne peut plus claire la ministre de l’Education.

«Des conservateurs dans le secteur politique et au sein des médias sont derrière la campagne contre Benghabrit», a indiqué le secrétaire général du RND lors d’une conférence de presse animée, dimanche, à Alger. «Que veulent-ils de la ministre ? Que lui reprochent-ils ? De vouloir rendre l’école un lieu de savoir par excellence ?», s’est interrogé Ahmed Ouyahia, qui regrette que «la politisation de l’islam risque de compromettre l’avenir des élèves». Ahmed Ouyahia considère que Nouria Benghabrit, «qui connaît bien le système éducatif », ses failles et ses faiblesses pour avoir «participé à la commission de réformes de l’école installée par le président Bouteflika au début des années 2000», est visée par les milieux conservateurs parce qu’ils ont vu qu’elle a détecté «les véritables problèmes et qu’elle s’attelle à les traiter».

Après Ahmed Ouyahia, c’était autour du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de prendre position publiquement en faveur de la ministre de l’Education nationale. Il a indiqué que la ministre de l’Education a «le soutien» du gouvernement et elle est «appelée à poursuivre les réformes» qu’elle a engagée.

Des partis politiques, des médias et de très nombreux internautes ont également apporté leur soutien à la ministre de l’Education.

Essaïd Wakli

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