Les attaques de Amar Saadani ont fait sortir les personnalités de leur réserve. Les accusations du secrétaire général du FLN n’ont donc pas laissé insensibles ceux qui sont concernés. A commencer par Abdelaziz Belkhadem.

L’ancien secrétaire général du FLN n’a pas voulu répondre sur le fond se contenant de justifier que les déclarations de son successeur sont d’ordurières. Il invite, dans une courte déclaration au site TSA, de vérifier auprès de ses proches et des gens de sa région la véracité de ces propos. Ainsi, la famille de Belkhadem, notamment son frère Mohamed né en 1931, a montré au journaliste du quotidien El Khabar, les preuves de son l’implication dans la guerre d’indépendance. Il a même montré des documents où les autorités lui reconnaissent ce rôle. Puis, c’est au neveu de montrer que l’ancien premier ministre a montré « dès l’âge de 16 ans », donc en 1961, des positions patriotiques. Pour preuve, il exhibe un drapeau algérien confectionné par Abdelaziz Belkhadem, alors étudiant à Tlemcen, et sa sœur Zoulikha. Mais personne n’a affiché l’intention d’attaquer le personnage en justice.

Par contre, Rachid Nekkaz menace d’aller devant les tribunaux. Il donne un délai de 25 jours (au 1er novembre) à Amar Saadani afin de présenter ses excuses. Dans le cas contraire, « il chargera ses avocats algériens de déposer plainte pour diffamation » au tribunal d’Alger. Pour répliquer à Saâdani qui l’accuse d’être à la solde du général Toufik, Rachid Nekkaz nie les faits et salue l’œuvre du Général qui « a chassé les corrompus » et « saisi les biens des voleurs ». Plus que cela, l’activiste politique rappelle que Saâdani dispose de biens à Paris et que ses appartements « sont surveillés par la police française ». Plus grave, Nekkaz révèle, sur sa page Facebook, que Saâdani ne paie pas ses factures d’eau élevées à 11000 euros. « Pour sauver l’honneur de l’Algérie, j’ai proposé de payer ces factures », indique-t-il.

De son coté, Salah Debbouz, l’avocat de l’activiste politique Kamel-Eddine Fekhar, en prison suite aux évènements de Ghardaïa, appelle la justice à convoquer Saâdani et le Général Toufik car, a-t-il ajouté, son mandant « partage » la position du secrétaire général du FLN sur les événements de Ghardaïa.

Jeudi, Zohra Drif avait également répondu que les affirmations de Saâdani sont fausses. Mais elle attend la concertation avec les autres membres de son groupe avant d’organiser la riposte.

Lors d’une conférence de presse animée mercredi dernier à Alger, Amar Saadani accuse le général Toufik d’être derrière les évènements de Ghardaïa et de In-Salah. Puis, il indique que Abdelaziz Belkhadem et sa famille n’ont pas contribué à la guerre d’indépendance avant d’accuser Rachid Nekkaz et le groupe des 14 d’être manipulés par le Général Toufik.

Essaïd Wakli

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