Près de la moitié des souscripteurs au programme LPP (promotionnel public), dont les logements sont prêts, n’ont pas encore régularisés leurs situations financières vis-à-vis de l’ENPI (Entreprise nationale de la promotion immobilière). Ceux-là peuvent perdre définitivement leurs logements, comme affirmé, hier, sur la chaîne Ennahar TV, par le chargé à la communication du ministère de l’Habitat, Ahmed Madani.

D’après M. Madani, le nombre de logement LPP livrés est de 7047 et seul 3763 souscripteurs se sont acquittés de leur du. Les 3284 restants, ce qui représente un taux de 46%, ne l’ont toujours pas fait et ce, même après plusieurs mises en demeure, ajoute-ton de même source.

M. Madani ne s’est pas attardé sur les raisons de cette «défection». Mais il semble évident qu’une partie d’entre eux n’arrive pas à mobiliser les fonds nécessaires pour le paiement de leur logement dont le prix avoisine le milliard de centime. Il s’agit notamment de ceux qui refusent de contracter des prêts bancaires pour des raisons religieuses. Des souscripteurs LPP n’ont cessé en effet de réclamer des crédits «sans intérêts».

En tous cas, sans fixer d’ultimatum, Ahmed Madani a affirmé que dans le cas où ces 3284 bénéficiaires ne régularisent pas leur situation financière dans les plus brefs délais, leurs logements leur seront retirés. En sus, ils risquent de perdre automatiquement 10% des sommes versées.

Elyas Nour

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