Pétrole/ L’Algérie favorable au prolongement de la baisse de la production

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Les prix du baril sont de nouveau descendus sous la barre des 50 dollars, même si, hier, les marchés ont réagi positivement à la déclaration des responsables saoudiens qui ont affirmé être favorables à la reconduction de la baisse de la production lors de la réunion de l’OPEP, le 25 mai prochain à Vienne.

L’Algérie, dont l’économie s’articule principalement autour de la production pétrolière, est favorable au prolongement de six mois de la durée de baisse de la production. A cet effet, le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, se rendra aujourd’hui, à Bagdad, pour une visite de deux jours afin de discuter avec son homologue irakien de cette éventualité.

L’Algérie qui a adopté une politique d’«austérité» depuis l’année passée, réduisant ses importations, sera confrontée à une grave crise, si jamais les prix du baril ne remontent pas. Les cours de pétrole ont commencé à s’effondrer en 2014. En décembre 2016, les pays membres de l’OPEP ont décidé de réduire leur production de 1,2 millions de baril/jour. Onze pays non-OPEP les ont suivis et ont réduit leur production de 600 000 baril/jour.

Ces mesures sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier. Si durant les premiers mois, le marché a connu une certaine amélioration frôlant la barre des 60 dollars, ces derniers jours, les prix ont entamé une nouvelle tendance baissière. Si le marché ne repart pas à la hausse, il est certain que les autorités vont adopté des mesures d’austérité encore plus drastiques, notamment en réduisant les transferts sociaux.

Elyas Nou