Les 52 communes de la capitale ne sont pas toutes dotées de budgets faramineux. Si certaines, comme Dar El Beida ou Alger Centre par exemple peuvent même s’autogérer, d’autres trouvent des difficultés à assurer le minimum à leurs citoyens, si ce n’est l’intervention de l’Etat. Dans cet ordre, la wilaya d’Alger a décidé, à titre illustratif, de mobiliser 15 milliards de centimes pour venir en aide, durant le mois de Ramadhan prochain, aux familles démunies vivant dans 30 communes «classées parmi les collectivités pauvres de la capitale». Le directeur du budget, de la comptabilité et de l'équipement à la wilaya d'Alger, Khaled Bilal, a donné quelques exemples de ces municipalités pauvres. Il a cité entre autre Beni Messous, Bouzéreah, Douéra, Khraicia, Baba Hassan, Bordj El Bahri, Gué de Constantine, El Harrach, Rais   Hamidou, Bourouba, Heraoua, El Hemmamat et Oued Korich. Le commun des mortels trouverait à priori des difficultés pour croire que des communes comme Baba Hassan, Bordj El Bahri, qui disposent de quartiers résidentiels «huppés» ou Gué de Constantine, avec son interminable liste de grossistes, figurent parmi les communes les plus pauvres de la capitale. Finalement, les collectivités locales tirent le plus gros de leur fiscalité de l’activité économique. La fiscalité immobilière ne rapporte pas beaucoup. Pour ce qui est de «Semmar», les difficultés financières de la commune démontrent que, sur place, c’est l’informel qui règne en maitre absolu.

Elyas Nour

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