La société «Faïenceries algériennes», de Kheireddine Zetchi, a apporté un démenti formel aux arguments avancés il y a quelques jours par l’Association des céramistes algériens (ACA), qu’il a présidé par le passé, en saluant les mesures prises par le gouvernement d’interdire l’importation des intrants (frites et englobes) qui rentrent dans la fabrication de la faïence et céramique.

L’ACA avait, dans une lettre adressée au premier ministre, indiqué qu’ «à l’heure actuelle, aucun producteur national, n’est en mesure de fournir ni en qualité ni en quantité ces deux intrants» et que «la fabrication de ces deux matières nécessite des investissements tant dans les équipements que dans la main d’œuvre spécialisés de haut niveau».

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Qualifiant le cri de détresse lancé par l’ACA, par rapport au sort de leur activité, d’ «alarmiste» et «excessive», «Faïenceries algériennes», qui a tenu à faire remarquer, dans une lettre publiée sur les colonnes du quotidien «El Watan», que la requête en question n’avait pas été discutée en interne avant sa publication, s’est demandé «comment peut-on tout à la fois saluer les mesures de protectionnisme économique gouvernementales lorsqu’elle touche la céramique (en tant que produit fini) et condamner parallèlement les mêmes mesures quand elles touchent les intrants (frites et engobes)».

Zetchi s’est aussi posé la question si «cette position est guidée par le fait que ceux qui la défendent sont uniquement présents sur le marché de la céramique en tant que produit fini et pas sur celui des intrants». «Faïenceries algériennes» a signalé, à cet effet, que «les efforts fournis au cours des huit dernières années», lui ont progressivement permis de «couvrir une part grandissante des besoins nationaux dans ce domaine (estimé actuellement à 65% desdits besoins, et prévue pour atteindre 100% en fin d’année 2018), et d’améliorer la qualité de la production, qui satisfait désormais aux exigences internationales en la matière».

Elyas Nour