Le patron de la salafia en Algérie, Mohamed Ali Ferkous joue avec les mots en réagissant aux critiques qui fusent contre lui après qu’il ait excommunié des pans entiers de la société algérienne dont les militants des droits de l’homme, ceux des droits de la femme, les protestataires, les grévistes, les soufis ainsi que certaines formations politiques se réclamant du salafisme. A ses détracteurs, Ferkous dit qu’il peut se tromper comme tout le mode, mais qu’il faudra lui en apporter la preuve.

« Je peux me tromper comme je peux être frappé par l’oublie ou l’inattention. Telle est la nature de l’homme. Je ne prétends pas détenir la science infuse ». a répondu Ali Ferkous à un internaute qui l’a interrogé sur la polémique engendrée par sa dernière publication, dans laquelle il a éjecté du cercle d’Ahlu Sunna Waljama’a, des pans entiers de la société.

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Le cheikh aurait pu s’arrêter sur ce point pour mettre fin au tapage médiatique. Réputé teigneux, il en rajoute une couche en invitant ses détracteurs à se montrer et à fournir des démontrant qu'il a eu tort. Le patron de la salafia entend par « preuves », les références religieuses issues de la tradition prophétique.

« J’appelle tous ceux qui relèvent des erreurs dans mon œuvre, que ce soit dans mes publications ou dans mes fatwas, de me le signifier sans susciter la polémique. Je suis prêt à les reconnaître », a-t-il écrit, soulignant cependant, que celui qui émet une critique se devra de présenter des preuves de ce qu’il avance.

« Je respecte tous les savants et je coopère avec eux dans tout ce qui me paraît juste. Ceux qui prétendent le contraire de ce que j’ai pu dire devront apporter leurs preuves même s’il s’agit de grands savants reconnus et respectés », soutient-il, accusant certaines parties non définies de vouloir « diviser les algériens ».