La commission nationale chargée de la réforme des examens des fins des cycles, primaire, moyen et secondaire, s’est penchée sur la question de la tricherie au baccalauréat surtout par le biais des moyens technologiques. A cet effet, les membres de la Commission ont recommandé, dans un rapport qui va être discuté au sein du secteur à partir du 18 juillet prochain, l’installation de brouilleurs de téléphone dans tous les centres d’examens. Une solution préconisée déjà par plusieurs spécialistes et qui, d’après eux, serait moins couteuse qu’une coupure généralisée d’Internet. Lors du BAC 2018, le gouvernement avait décidé de couper la connexion pendant la première heure de chaque examen. Cela a causé des désagréments à pas mal d’entreprises. L’une d’entre elle, Smart Link Com (SLC) en l’occurrence, a même saisie l’Autorité de régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) pour exprimer son mécontentement. Il y a quelques jours, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda Imane Feraoun, a indiqué qu’Algérie Telecom n’allait pas dédommager ses clients parce que ce n’était pas une coupure causée par une panne mais décidée par le gouvernement. Ce qui est sûr, c’est que le cout d’une coupure est énorme. Aujourd’hui, cette commission s’est rendue à l’évidence que le gouvernement ne pouvait pas continuer à agir de la sorte. Doter chaque centre d’examen d’un ou même de plusieurs brouilleurs couterait beaucoup moins cher.

Elyas Nour

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