Le ministère de la Santé n’arrive plus à contenir les informations relatives à la rareté de certains médicaments.

D’après le président de la Fédération algérienne du médicament (FAM), Abdelouahed Kerrar, qui s’est exprimé sur les colonnes du quotidien arabophone «El Khabar», le bilan effectué par les membres de son association a fait ressortir l’inexistence dans les pharmacies de pas moins de 116 médicaments.

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127 autres connaissent une certaine tension qui fait qu’ils ne sont pas disponibles au niveau de toutes les officines. A cet effet, une réunion s’est tenue cette semaine entre la fédération et des représentants du ministère de la Santé. Il a été convenu de se réunir une nouvelle fois ce jeudi pour «approfondir la réflexion autour de cette problématique».

Les opérateurs économiques dans le secteur pharmaceutiques ont relevé que la rareté ne frappe pas seulement les médicaments importés mais aussi ceux fabriqués localement. Certains fabricants programment, par exemple, au début de l’année, des quantités qu’ils n’arrivent pas finalement à faire sortir de leurs usines. Des produits qui, du fait qu’ils sont fabriqués localement, ne sont pas importés. C’est ce qui fait, par la suite, que le médicament en question se trouve introuvable quelques mois après.

Les concernés ont également évoqués quelques autres «pratiques» comme le stockage de certains médicaments par des distributeurs mais aussi des pharmaciens, chose qui provoque aussi une certaine tension. En tous cas, le ministère de la Santé promet de «sévir» contre ces pratiques. Mais entre temps, plusieurs médicaments, à l’image de la vitamine D ou de la Ventoline, pour ne citer que ces deux là, sont introuvables…

Elyas Nour