Le quotidien français Le Monde révèle dans son édition d’aujourd’hui que Mohamed Merah aurait passé près de 2000 coups de téléphone durant les six mois précédant la tuerie de Montauban et Toulouse.

Mohamed Merah/ capture d'écran France 2

Le tueur semblait avoir agi seul lors de ses actes, mais cet élément, issu de l’enquête menée par les juges d’instruction de Toulouse et Montauban, et publié par la presse française laisse entendre qu’il aurait eu de l’aide, ou du moins des conseils de l’extérieur.

Au total ce sont «1 863 communications relevées entre le 1er septembre 2010 et le 20 février 2011» d’appels passés, dont 200 vers l’étranger, que relève la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui a mené la surveillance de Mohamed Merah.

Les pays sont variés : au Maroc, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Côte d’Ivoire, au Kenya, en Croatie, en Roumanie, en Bolivie, en Thaïlande, en Russie, au Kazhastan, au Laos, à Taïwan, en Turquie, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, en Israël, ou encore au Bhoutan.

Des contacts en Égypte

Mohamed Merah a surtout eu beaucoup de contacts par appel et sms, au moins 94, en Égypte où se trouvait justement son frère Abdelkader, également mis en examen pour complicité. Son frère suivait au Caire,  des cours dans les écoles coraniques d’obédience salafiste et en 2010, et Merah l’avait rejoint dans le pays. L’influence d’Abdelkader avait déjà été évoquée, cette fois-ci elle semblerait avérée.

Les documents de la DCRI notent également que Mohamed Merah était déjà surveillé de près par les services de renseignements, après que son frère Abdelkader ait rejoint la mouvance islamiste radicale de Toulouse.

AB