Pointés du doigt pour avoir «baissé » les prix de certains de leurs produits, les producteurs de boissons ont réagi. L’association des producteurs algériens de boissons se défend, dans un communiqué rendu public, que des producteurs aient  augmenté leurs prix.

« Les marges sont loin d’être confortables. Elles sont, au contraire, extrêmement réduites. Pour preuve : le prix de la briquette de boissons 20cl en carton n’a pas évolué depuis plus de dix ans », indique un communiqué signé par le président de l’association, Ali Hamani. Pis, ajoute le document, « Nous assistons, à une baisse drastique des marges opérationnelles due à la forte dépendance de la filière des cours mondiaux de matières premières conjuguée à une dévaluation très forte du Dinar ».

Pour étayer ses dires, l’APAB indique que les producteurs de boissons utilisent un sucre qui « n’est absolument pas subventionné à l’état actuel ». Cette matière première est acquise auprès « des raffineurs nationaux » et « ne bénéficie d’aucune exonération douanière ».

Des informations, difficilement vérifiables, indiquent que l’un des gros producteurs de boissons en Algérie, à savoir N’gaous, a baissé les prix de ses boissons et accuse les autres opérateurs de «prendre de grandes marges» malgré « la subvention du sucre ».

« L’informel, le non respect de la qualité, le non respect de la règlementation, la publicité mensongère, l’évasion fiscale, les pratiques de non facturation, ainsi que la pratique du dumping (exercice de prix inférieurs au coût de revient), sont punis par la loi et sont des exemples de concurrence déloyale, dont la finalité sera, fatalement, la non-qualité, au détriment du consommateur, la mise en faillite de nos entreprises, ainsi, que la perte des dizaines de milliers d’emplois de ces dernières », précise l’association des producteurs de boissons.

 

Essaïd Wakli