L’affaire de la ressortissante camerounaise tabassée et violée à Oran, qui n’a pu, dans un premier temps, déposer une plainte auprès de la gendarmerie -cette dernière lui ayant refusé ce droit- continue d’alimenter la polémique.

Cette situation ubuesque a poussé des associations et personnalités publiques à réagir et à réclamer l’application de ce droit à tout un chacun, algérien ou étranger. A cet effet, plusieurs ONG, dont Raj, Association de protection contre le Sida (APCS), le Collectif de solidarité avec les subsahariens (Oran), Association enfance en détresse (Tiaret), Tharwa Fadhma N’Soumeur, LADDH Bejaia, Réseau Wassila, le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie ou encore Sos Disparu(e)s, ont signé une pétition dans laquelle il est rappelée que «la plainte est l’acte par lequel une personne qui s’estime victime d’une infraction en informe la justice».

Ces associations estiment que «dans un Etat de droit, la procédure de plainte doit être à la portée de toute personne se considérant victime. Cette démarche doit lui être accordée sans privilège ni discrimination». Pour ce, les signataires interpellent «le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice pour « veiller au respect de la procédure de dépôt de plainte afin que la justice, fondée sur les principes de légalité et d’égalité, soit accessible à tous conformément à l’article 140 de la constitution algérienne».

Elyas Nour

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