Après plusieurs semaines d’une vive polémique et de controverses médiatiques, la Présidence de la République réagit et explique enfin les récents changements opérés au sein du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), les services secrets algériens.

Il aura fallu donc attendre jusqu’à ce jeudi 08 octobre pour voir enfin le palais d’El-Mouradia s’expliquer sur ces décisions qui ont abouti à la mise à la retraite du général Mohamed Médiène, alias Toufik, l’ex puissant patron du DRS qui a dirigé le plus important appareil sécuritaire en Algérie pendant 25 ans. Abdelaziz Bouteflika assure  qu’il est uniquement question de changer une architecture mise « en place depuis un quart de siècle », dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Les objectifs de ces changements sont « de renforcer la capacité et l’efficacité des services de renseignements du pays, et de les adapter aussi aux mutations politiques nationales », a expliqué la Présidence. Les réorganisations entamées et les changements réalisés au niveau du DRS s’inscrivent ainsi dans  un processus politique qui sera couronné prochainement « par un projet de révision constitutionnelle », assure encore le Palais d’El-Mouradia dans son communiqué, qui intervient au moment où de nombreux observateurs avertis, anciens hauts gradés de l’armée et des partis politiques de l’opposition, sans oublier les commentateurs de certains titres de la presse internationale, multiplient les attaques contre Abdelaziz Bouteflika et son entourage, notamment son frère Saïd, accusés de vouloir imposer leur mainmise sur l’Etat algérien en se débarrassant de tout contre-pouvoir à l’image des gradés du DRS.