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Lundi, le ministère français des Affaires étrangères a regretté que l’Algérie ait rappelé son ambassadeur à Paris, sur fond de déclarations du président français Emmanuel Macron.

Une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Muhll, a déclaré dans un communiqué : « La France regrette que l’Algérie ait rappelé son ambassadeur, et nous sommes attachés aux relations profondes et anciennes entre les deux pays et peuples ».

Le communiqué ajoute également que la France « est déterminée à maintenir et à développer les relations avec l’Algérie », et est convaincue « qu’il est dans l’intérêt des deux pays de travailler ensemble dans tous les domaines ».

Samedi, la présidence de la République a annoncé, dans un communiqué, avoir convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Paris, la capitale française, pour des consultations, à la suite de déclarations attribuées au président français Emmanuel Macron qui étaient « offensantes » envers l’Algérie.

L’Algérie a exprimé « son rejet catégorique d’une ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures, comme l’indiquent ces déclarations, qui portent une atteinte inacceptable à la mémoire de 5 630 000 martyrs ».

Elle a averti que « les estimations déclarées superficielles, approximatives et tendancieuses concernant la construction de l’État national algérien, ainsi que l’affirmation de l’identité nationale, relèvent du concept de domination vulgaire des relations entre les États ».

Lundi, le Premier ministre et ministre des Finances Ayman Ben Abdelrahman a déclaré que les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron sur l’histoire de l’Algérie étaient « inacceptables et réversibles ».

Les déclarations du président français ont rencontré une vague de rejet généralisé de la part des personnalités, des partis politiques et des citoyens, après avoir contesté l’existence d’une nation algérienne avant l’occupation française.

Les chefs de partis et citoyens ont exigé une rupture avec la France coloniale, en interdisant la langue française, en activant la loi de généralisation de l’arabe, en tenant la France responsable de ses crimes contre les Algériens, et en révisant les accords bilatéraux, notamment économiques.

Les pionniers des sites de réseaux sociaux ont également souligné la nécessité d’escalader la partie française en expulsant l’ambassadeur de France en Algérie .