Un des détenus, incarcérés dans foulée des derniers évènements de Ghardaïa,  est décédé dans des circonstances obscures. Selon la Ligue algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), Aissa Bencheikh « souffrait d’une dépression nerveuse au cours de sa détention ». Pour la ligue présidée par Noureddine Benissad, « s’il s’avère que feu Aissa Bencheikh souffrait réellement d’une dépression nerveuse, sa place n’était assurément pas en prison, mais dans un centre hospitalier spécialisé pour lui prodiguer les soins appropriés ».

La LADDH réaffirme, dans un communiqué rendu public, que « les droits aux soins, à la dignité et à la vie des personnes,  s’ils sont privées de leur liberté, ne peuvent justifier leurs ignorance, méconnaissance ou mépris par l’administration. »

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme « tout en se recueillant devant la dépouille du défunt et en témoignant de sa profonde sympathie à sa famille et à ses proches, appelle à l’ouverture d’une information judiciaire au sujet des circonstances de ce décès, d’identifier éventuellement les responsables et de les renvoyer devant un tribunal impartial en vue de leur jugement », ajoute le document.

Aissa Bencheikh fait partie des 27 personnes, appartenant au « groupe Fekhar ». Des détenus mozabites accusés par les autorités d’être derrière les évènements qu’a connus la région le mois de juillet dernier.

Le décès de Aïssa Bencheikh est une première dans les évènements de Ghardaïa. Il risque de ranimer les tensions, surtout que des informations jamais démenties ont indiqué que Kamel-Eddine Fekhar souffre, lui aussi, de graves maladies. Une situation qui l’a même empêché de se rendre devant le juge d’instruction.

 Essaïd Wakli

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