Les dégâts causés par l’utilisation excessive de produits pyrotechniques durant les fêtes du Mawlid Ennabaoui sont apparemment plus graves que ce pense le commun des mortels. Les répercussions ne s’arrêtent pas aux incendies, brûlures et autres amputations, mais peuvent aller jusqu’à provoquer des cancers.

Selon le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), «les niveaux des particules noires (carbone noir ou carbone suie), classées comme produits cancérigènes étaient anormalement élevés» durant la nuit du dimanche à lundi dernier qui coïncidait avec cette fête religieuse.

Le CDER rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les «particules noires» dans la catégorie des produits cancérigènes.

Le centre ajoute que son observatoire de Bouzaréah, qui suit la qualité de l’air, est arrivé à des résultats montrant que «le niveau atteint par ces particules noires durant cette nuit du 11 au 12 décembre a été de 3,12 microgrammes/m3, soit un niveau trois fois plus élevé que celui enregistré durant la nuit de célébration de Mawlid Ennabaoui de l’année 2015».

En d’autres termes, au-delà des dégâts physiques directs, les produits pyrotechniques sont nocifs pour l’environnement et peuvent provoquer des cancers.

Elyas Nour