Le président du Mouvement El-Islah, M. Hamlaoui Akouchi, a annoncé vendredi la formation d’une alliance entre son parti, le Mouvement Nahda et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) pour entrer en lice aux prochaines élections législatives avec des listes électorales communes qui auront un poids lors de la révision de la Constitution.

Dans une conférence de presse au siège du parti, M. Akouchi a affirmé que « cette alliance est intervenue après une longue réflexion » et fait suite à l’appel du membre du Conseil consultatif du Mouvement Nahda, M. Azzedine Djerafa, pour une alliance entre les partis de la mouvance islamique.

M. Akouchi qui s’est félicité de cette alliance « tant attendue » par le peuple algérien, a indiqué que « la liste est encore ouverte à tous ceux qui veulent intégrer l’alliance », rappelant l’importance de la prochaine échéance électorale dont sera issue le parlement qui amendera la Constitution.

Il y a unanimité autour du caractère décisif de ces élections, a ajouté M. Akouchi qui a mis en garde contre les conséquences « néfastes » de la fraude, réfutant tout lien de son parti avec l’étranger.

S’agissant des garanties données par le président de la République quant à la régularité des élections, M. Akouchi a estimé qu’elles étaient « insuffisantes » et « entourées d’ambiguïté ». Selon lui, le nombre de magistrats désignés pour superviser les élections est « très faible ». M. Akouchi a appelé à la neutralité de l’administration et exhorté les ministres à « ne pas utiliser les moyens de l’Etat à des fins électorales », y compris, a-t-il dit, « les ministres membres du MSP qui fait partie de cette alliance ».

Concernant le récent discours du président de la République, M. Akouchi a souligné qu’il comprenait de « nombreux points positifs », insistant sur leur concrétisation sur le terrain.

APS

(*) Le titre est de la rédaction