Aux yeux des autorités françaises, l’Algérie reste un pays à risque. Le Quai d’Orsay déconseille toujours notre pays à ses ressortissants et recommande « la plus grande vigilance » lors qu’ils sont dans l’obligation de venir en Algérie.

Dans une note actualisée, mise en ligne dans le site du ministère français des Affaires étrangères, les autorités parisiennes estiment toujours que « Les voyages touristiques individuels, impliquant des déplacements par la route en dehors des grandes villes, demeurent déconseillés en Algérie ». Pis, certaines zones, notamment le « quart Nord-Est » et le Grand Sud, sont totalement déconseillés pour cause de « risque terroriste ». Là, il n’y a point de nouvelles informations. Les services français s’appuient surtout et uniquement sur des informations de 2011. C’était l’année des derniers attentats marquants (Bordj-Ménaïel et Tizi-Ouzou, notamment).

En revanche, le Quai d’Orsay ne décourage pas les touristes et voyageurs voulant venir à Alger ou dans les grandes villes d’effectuer leurs voyages. « Alger offre le spectacle d’une vie normale. On peut s’y promener de jour dans les quartiers du centre, accompagné d’une personne de confiance connaissant les lieux », dit la note qui déconseille en revanche la Casbah. Le même conseil est valable concernant les autres grandes villes.

Pour la première fois, les autorités françaises reconnaissent que le risque terroriste est « contenu par un dispositif sécuritaire » mis en place aux abords des grandes villes.

Globalement, aux yeux des Français, l’Algérie reste un pays à risque. De quoi s’interroger sur la sincérité du discours prôné par les autorités françaises portant sur la libre circulation des personnes.

Essaïd Wakli

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