Mohamed Ali Ferkous, Abdelmadjid Djemaa et Lazhar Snigra ont été désignés, par le Cheikh saoudien Mohamed Ben Hadi Ben Ali Al Madkhali, l’un des référents les plus importants du salafisme international, chefs des salafistes en Algérie. Dans une lettre rédigée à la main et adressée aux salafistes algériens, ce dernier «informe tous ceux qui veulent acquérir du savoir» que les trois «cheikhs» cités plus haut «sont les chefs du salafisme en Algérie». Bien évidemment, c’est Ferkous qui vient en tête de ce trio puisque le cheikh saoudien a établit un classement numéroté. La désignation de ce groupe à la tête des salafistes en Algérie est justifié par «le travail accompli depuis longtemps dans la propagation du salafisme», ajoute Al Madkhali. S’ils étaient discrets par le passé, les adeptes de ce courant religieux s’affichent de plus en plus ouvertement ces toutes dernières années. Là, le salafisme algérien a franchi un nouveau cap en «bénéficiant» carrément de la caution de leurs chefs saoudiens. La salafisme est un courant religieux sunnite, prônant «un retour aux pratiques en vigueur chez les musulmans à l’époque du prophète». Un mouvement religieux qui se décompose en deux groupes, les «djihadistes» et les «scientifiques».

Elyas Nour