Libre-échange/ Le gouvernement suspend ses accords avec l’UE et la Zale

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Le gouvernement a pris la décision de suspendre, avec effet immédiat, les accords de libre-échange avec l’Union Européenne et avec la Zone Arabe de libre échange (Zale).

Cette instruction émanant du cabinet du Premier ministre avait pour destinataire le ministère des Finances auquel est rattachée organiquement la Direction générale des douanes (DGD). L’instruction, datée du 23 février, instruit la DGD de mettre fin aux opérations de franchises concernant les marchandises importées, déclarant par le même caducs les précédents accords qui liaient l’Algérie à ses partenaires arabes et européens.

decision de suspension des accords de libre échange

En clair, cette décision prise unilatéralement par le gouvernement, le 14 janvier dernier, met fin aux accords de réduction de taxes par rapport régime tarifaire commun et ce, à partir du 1er janvier 2016.

Ainsi, les zones de libre-échange entre l’Algérie et ses partenaires arabes et européens font partie du passé. Toutefois, des incertitudes sont exprimées par les opérateurs économiques qui se demandent si les transactions opérées entre le 1er janvier écoulé et le 23 février en cours sont concernées par cette mesure surprise.

Ces opérateurs économiques, qui jouissaient des avantages de franchises tarifaires, seront dorénavant appelés à s’acquitter de la différence entre le tarif franchisé et le tarif commun, une différence qui peut atteindre 40% des frais de douanes sur cette ligne tarifaire.

Cette mesure, bien que tardive au vu des pertes enregistrées comparativement aux partenaires européens et arabes, est salutaire pour l’économie nationale. Elle s’inscrit, selon toute vraisemblance, dans le cadre de la politique d’austérité prônée par un gouvernement.

Massinissa Mansour 

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