Situation des étudiants algériens en France/ L’Ambassade de France à Alger réagit au rapport de l’Addra. 

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L’ambassade de France en Algérie a tenu à réagir suite au tollé médiatique suscité par le rapport publié récemment par l’Association des Algériens des deux rives et leurs amis  (ADDRA) dans lequel était brossé un tableau peu reluisant des conditions d’accueil des étudiants algériens en France. Le conseiller de presse de la représentation diplomatique française, Marc Dido, a qualifié les conclusions du rapport d’approximatives et d’inexactes.

Des clarifications ont été apportées par le diplomate français qui a ardemment défendu le programme Campus France Algérie. «L’Addra n’a pas souhaité participer à la réunion des associations qui viennent en aide aux étudiants algériens (…) et  elle n’a pas répondu aux relances pour être associé à l’annuaire, n’a jamais visité les locaux de Campus France ni même assisté à une séance de préparation au départ. Le sondage que l’ADDRA a réalisé concerne un panel d’étudiants ne représentant qu’1,5% de la population estudiantine algérienne», a affirmé M. Dido qui a voulu, selon toute vraisemblance, discréditer le rapport de l’Addra qui a mis en exergue des dysfonctionnements graves dans les mécanismes d’accompagnement des étudiants algériens en France.

Le communiqué de l’ambassade de France à Alger est truffé de chiffres et de données qui se veulent exactes. «Campus France Algérie est un service à l’écoute des candidats à la mobilité et organise chaque semaine, gratuitement, des séances d’information, des ateliers d’orientation, des ateliers CV et lettres de motivation chaque semaine», souligne encore le document. La représentation française certifie que « le programme Campus France Algérie n’est pas qu’une simple passerelle ni un canal de transmission de dossiers ».

Le communiqué apporte également des précisions sur les frais d’inscription, sur le taux d’échange et sur les mécanismes d’accompagnement.  Il met ainsi en exergue le fait que les frais d’inscription sont fixés à 6 000 DA contrairement aux 8 000 annoncés dans le rapport de l’Addra. Il affirme également que la procédure de traitement des dossiers est uniformisée:  «c’est la même pour 35 pays qui sont des partenaires de la France dans ce domaine».

Pour enfoncer le clou, le communiqué énumère les organismes et associations qui ont pour mission d’accompagner les étudiants algériens lors de leur arrivée sur le territoire de l’hexagone: l’Union des étudiants algériens de France (UEAF), Droit aux étudiants algériens à la réussite (DEA Réussite), l’Association des étudiants algériens de Reims (AEAR), Etudiants et cadres algériens en France (ECAF) et la Fédération nationale des associations algériennes de France (FNAAF).

Ceci dit, à aucun moment il n’a été question des exemples de tracasseries fournis par le rapport de l’Addra. Les questions relatives à la carte pluriannuelle, ou encore celle de la non-applicabilité de l’autorisation provisoire de séjour aux étudiants algériens en recherche d’emploi, qui est régi par les dispositions de l’accord de 1968, ont été éludées.

Le document ne fait pas plus allusion à d’éventuels efforts pour régler définitivement les problèmes des étudiants algériens qui se sont dirigés vars l’Addra pour que leur voix soit entendue, à l’instar de ceux qui passent leurs nuits dans les transports publics ou même dehors, et ceux qui font l’objet de discriminations de la part de l’administration française.

Massi M.

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