Présidentielle : Yes we can

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Par Nassim Brahimi

Après Liamine Zeroual et Saïd Sadi, qui ne participeront pas à la prochaine élection présidentielle, Réda Malek s’est retiré à son tour de la scène politique.

Bien qu’il ne fut, lui et son ANR, qu’une insignifiante composante du décor national (et ce n’est pas faute de mérite), le retrait de Réda Malek consacre définitivement l’année 2009 comme un véritable cimetière politique.

C’est l’hécatombe. Le vide total. Une situation qui n’arrange pas l’Algérie en premier lieu, mais aussi le bon fonctionnement du système, qui se retrouve ainsi en panne d’alibi.

Comment construire, dans pareilles circonstances, une façade démocratique qui tient la route? C’est impossible, même pour le plus rusé des sérails.

L’Algérie se retrouve, de ce fait, lancée dans une année électorale qui risque d’être totalement décrédibilisée dans la forme, le fond l’ayant toujours été.

Imaginez un peu le décor d’avant-avril : Un président sortant, en campagne depuis 10 ans, face à 5 inconnus, 2 habitués et un candidat qui ne sait que ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire un lièvre.

Pas très cool comme compétition, il faut se l’avouer. Aucun suspense ni surprise au menu. Cela jette le discrédit sur l’apparence du pays et démystifie la jouissance d’écraser ses concurrents, car de toute de façon, ces concurrents-là, s’écrasent très bien tous seuls.

Ni Zeroual, ni Sadi, ni Aït Ahmed, mais où trouver donc un Benflis version 2009?

Dur, dur d’être président en Algérie, n’est-ce pas? Et si on se portait tous candidats? 34,5 millions de candidats à la présidence, ça serait mémorable.

Tous ensembles en campagne… Yes we can.

N.B.