La télévision d’Etat iranienne a annoncé jeudi le rappel pour consultations de l’ambassadeur d’Iran à Bahreïn, Mahdi Aghajafari, pour protester contre la répression des manifestations à l’appel de l’opposition chiite.

Mercredi, des soldats et des policiers anti-émeutes sont intervenus avec des gaz lacrymogènes et des véhicules blindés pour déloger les centaines de manifestants anti-gouvernementaux qui campaient sur la place de la Perle au coeur de Manama à Bahreïn. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon des témoins et la télévision d’Etat.

Au lendemain de l’instauration de l’état d’urgence dans ce petit royaume insulaire du Golfe, les forces de l’ordre ont donné l’assaut à l’aube sur la place de la Perle. Des nuages de gaz lacrymogènes ont envahi les rues et de la fumée noire s’élevait au-dessus de la place où des tentes ont été incendiées.

Le gouvernement n’a pas précisé si cette offensive avait été menée avec des soldats d’autres pays du Golfe. Craignant pour la survie de leur propre régime, et s’inquiétant de l’influence croissante de l’Iran chiite, plusieurs nations du Golfe ont en effet envoyé des militaires au Bahreïn, au total plus d’un millier d’hommes, dans le cadre d’une force dirigée par l’Arabie Saoudite. L’Iran a dénoncé l’envoi de cette force.

AP