Minée par la crise économique, l’Égypte attend un geste de la part du FMI afin de relancer l’activité du pays. Le premier ministre espère qu’un accord pourra être signé d’ici la fin de l’année.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI / DR

L’Égypte aura finalement besoin de 4,8 milliards de dollars et non plus 3,2 milliards prévu par le Conseil suprême des forces armées, pour se sortir du marasme économique dans lequel elle est plongée de puis la chute d’Hosni Moubarak en 2011. A l’occasion d’une visite de Christine Lagarde au Caire, le pays a demandé hier un prêt au Fonds Monétaire International (FMI).

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La directrice générale  du FMI s’est entretenue avec le  président Mohamed Morsi et son Premier ministre, Hicham Qandil.  Ce dernier a précisé lors d’une conférence de presse que l’Égypte espérait signer un accord avant la fin de l’année avec un taux de 1,1% et un remboursement sur cinq ans assorti d’une “période de  grâce” de 39 mois. Le premier ministre espère que l’intervention du FMI poussera d’autres institutions financière à investir dans lÉgypte.

Relancer l’économie égyptienne

“Les autorités ont indiqué que l’Egypte souhaitait que le FMI soutienne financièrement le programme économique de l’Egypte pour aider le pays à se  rétablir”, a expliqué Christine Lagarde dans un communiqué officiel.   “Remettre l’économie du pays sur les rails et élever les conditions de vie  de tous ne sera pas tâche facile”, a-t-elle aussi déclaré, ajoutant que “le FMI  accompagnera l’Egypte sur ce chemin plein de défis”. Elle a souligné plusieurs objectifs : améliorer la stabilité, restaurer la confiance, encourager les  investissements et créer des emplois.

Le FMI semble disposé à soutenir l’Égypte mais n’a rien précisé quant aux modalités et au montant du prêt.  “Le Premier ministre a ses vues et un montant à l’esprit, qui font clairement partie du dialogue que nous devons  avoir”, a précisé Mme Lagarde.

Concrétisation prochaine

Depuis un an, les autorités égyptiennes espèrent un prêt de la part du FMI, mais les négociations ont sans cesse été repoussées à cause d’une mésentente politique entre les leaders du pays. Avec la nomination d’un nouveau gouvernement, la situation égyptienne est à nouveau à l’étude.  Le premier ministre égyptien a donc décidé de mettre la priorité sur l’avenir économique de son pays en assurant une stabilité financière et sécuritaire.

Rien n’a été signé pour le moment l’institution internationale, mais une équipe technique du FMI se rendra au Caire dès septembre pour poursuivre les travaux avec les autorités égyptiennes.

AB