Après l’affrontement, le dialogue. Le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales a accepté de rencontrer, une nouvelle fois, les délégués des Gardes communaux afin de régler les problèmes liés à ce corps de sécurité, a-t-on appris de sources concordantes.

Les gardes communaux estiment que l’état n’a pas répondu à leurs revendications / DR

Les services de Daho Ould-Kablia ont donné leur quitus pour un regroupement national des délégués des Gardes communaux. La rencontre se tiendra, selon le délégué national Hakim Chaïb à Blida. Y prendront part, en plus des délégués des Gardes communaux, deux représentants du ministère de l’Intérieur. Selon le quotidien El-Khabar, deux hauts cadres, que sont le secrétaire général et le directeur des Ressources humaines du ministère de l’Intérieur vont assister à cette rencontre. Ces responsables vont écouter directement les délégués de ce corps de sécurité qui a engagé, depuis plusieurs années maintenant, un bras de fer avec les autorités publiques. Il s’agit essentiellement d’aplanir tous les différents.

Les représentants des Gardes communaux estiment toujours que le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à toutes leurs revendications. Pis, selon eux, plus de 90% des revendications ne sont pas satisfaites. Ils demandent notamment le relèvement de leurs primes de risque et des indemnités de permanence qui n’ont pas touché, pour certains d’entre eux, depuis les années 1990.

Le clou du conflit entre les Gardes communaux et les autorités a été atteint le mois d’août dernier lorsque des centaines de ces agents se sont rassemblés, à Boufarik, aux portes d’Alger Ils y avaient fait un camp pendant Ramadhan. Certaines de leurs revendications, dont des augmentations de salaires, ont été satisfaites. Certains vont être intégrés dans d’autres corps, tandis qu’une partie a accepté de partir en retraite.

Essaïd Wakli