Art de partage, refuge social, et parfois déclaration d’amour, la musique est une culture indispensable en Algérie comme partout dans le monde. Le 21 juin plusieurs pays s’apprêtent à fêter la musique avec l’arrivée de l’été, et les Algériens, célèbrent-ils dignement cet art ?

Faut-il réellement une date pour mettre en avant cet art universel ? Pas vraiment, la musique fait partie du quotidien des Algériens. Synonyme de fête lors des évènements heureux, de partage lors de concerts, et parfois de tristesse dans les moments douloureux. Chaque instant a sa musique qui raconte une histoire, une leçon ou une morale. Une vie qui n’est pas chantée et bercée par une musique perd de sa douceur.

C’est également une identité culturelle. De la construction d’une nation naît cette culture orale. La musique n’est pas seulement un défouloir, un amusement mais également un pan d’histoire. Le châabi né dans la Casbah d’Alger, garde dans chaque note les racines algériennes. Le raï d’Oran raconte ces histoires d’amour qui nous laissent sans voix. L’andalou nous ramène dans ce passé où les sons mauresques et espagnols se mêlent dans un rythme sensuel et effréné.

Et aujourd’hui la musique algérienne, qui doit rivaliser avec les titres internationaux diffusés par les médias de masse, est sans cesse remise en question. Aura-t-elle encore une place digne de ce nom dans quelques années ? Si les grands noms de la chanson algérienne sont dans les oreilles de tous, les genres ont du mal à se renouveler. Et pourtant une scène algérienne émergente existe depuis longtemps, des nouveaux talents veulent s’imposer et, pourquoi pas, créer une nouvelle musicalité algérienne. Mais ces néo-chanteurs sont confrontés à des difficultés, notamment de production, car les labels se font rares, tout comme les scènes, et les concerts pour des représentations. La musique algérienne restera-t-elle celle du passé et de la mémoire, ou saura-t-elle s’adapter au futur ?

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