Ce serait un scandale au ministère des Transports si les accusations portées contre Amar Ghoul sont avérées.  Le ministre des Transports, Amar Ghoul, et président du parti TAJ, l’un des principaux partis qui soutient un 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat,   est au coeur d’une vive polémique qui scandalise l’opinion publique algérienne. 

Dans une vidéo YouTube et sur les réseaux sociaux, le ministre a été ouvertement accusé de népotisme. Amar Ghoul aurait favorisé son frère, Abdelkader Ghoul, lors d’une nomination à la direction régionale d’Air Algérie dans la wilaya de Chlef, située à plus de 200 Km à l’ouest de la capitale Alger. Alors que le frère du ministre n’est qu’un simple enseignant dans un CEM de la localité de « Zaouia El Abidia », dans la wilaya d’Ain Defla, il se retrouve bizarrement promu et nommé cadre supérieur au sein de cette direction régionale d’Air Algérie. D’après la vidéo et les messages diffusés par les dénonciateurs de ce scandale, Amar Ghoul aurait écarté un cadre intègre, professionnel et formé en France, pour désigner son frère Abdelkader.

Face à ces graves accusations, le département ministèriel d’Amar Ghoul a observé un silence intriguant. Contactée mardi après-midi par nos soins, un responsable à la cellule communication du ministère des Transports s’est contenté de nous dire qu’il fera part de cette affaire  scabreuse au cabinet du ministre. Nous avons pris le soin de laisser notre numéro de téléphone à la disposition de notre interlocuteur dans l’espoir qu’il nous rappelle pour répondre convenablement à nos sollicitations. En vain, car depuis mardi, aucune réponse n’a été fournie par le ministère des Transports à nos questions. Et pourtant, cette affaire risque d’entâcher dangereusement la crédibilité de tout le gouvernement notamment en cette période de campagne électorale.

Le même silence « complice » a été constaté chez Air Algérie où nous avons tenté de joindre la cellule de communication et relations presse. Nous avons soumis à une responsable de ce service les mêmes interrogations. Là aussi, notre numéro de téléphone a été consignée avec la promesse qu’un responsable d’Air Algérie nous contactera ultérieusement pour éclaircir cette sombre affaire. Et jusqu’à cette heure-ci, personne n’a pris attache avec notre rédaction pour nous faire part de ces éclaircissements. A qui profite donc ce flou entretenu à propos de ces graves accusations de népotisme ? Certainement pas à l’opinion publique désireuse de connaître la vérité…