Certains responsables tentent toujours de minimiser la crise du lait qui frappe plusieurs régions du pays. Si la situation s’est amélioré ces derniers temps au niveau de certaines wilayas, dans beaucoup d’autres, les chaînes interminables de citoyens attendant d’acheter deux sachets de lait (la rationnement est de vigueur dans certains cas) sont toujours là.

La wilaya de Blida, est l’une région qui connaît les crises du lait les plus graves, la direction du commerce wilayale est allée jusqu’à mobiliser des «brigades spéciales» pour le «suivi de la production et de la distribution du lait pasteurisé conditionné en sachets (LPC) au niveau des laiteries». Ce qui veut dire que le problème est vraiment grave.

«La mission de ces brigades formées d’agents de la répression des fraudes et des pratiques commerciales, est de contrôler tout le processus  de production et de distribution du lait», a déclaré à l’APS le directeur wilayal du commerce. Les responsables de cette wilaya affirment qu’il n’y a pas d’infraction à la réglementation en matière de production, donc pas de détournement de la poudre de lait subventionnée au niveau des quatre laiteries de la région. Ils indiquent que ce sont les laiteries de la wilaya d’Alger qui ont fait baissé le quota qui revient à Blida.

Dans le même ordre, les laiteries d’Alger ont pris cette décision parce qu’il existe déjà une tension au niveau de la capitale. Le problème est généralisé. Pourtant, aujourd’hui encore, le directeur général du contrôle économique et de lutte contre la fraude au ministère du Commerce affirme toujours qu’il n’y a pas un problème de détournement de poudre de lait. Selon ce dernier, l’enquête diligentée par le Ministère a prouvé que la poudre fournie par l’Office interprofessionnel du lait (ONIL) est utilisé à bon escient. Ces responsables affirment que la crise est du à la hausse de la demande sur le lait en sachet après l’augmentation des prix du lait en boite.

Elyas Nour