Le 4e mandat de Bouteflika ne suscite pas réellement l’enthousiasme des Algériens contrairement à ce que le laissent croire les partisans de l’actuel Chef de l’Etat tel que le Premier Ministre, Abdelmalek Sellal.

En effet, à peine 28,3 % des Algériens affirment être favorables à la réélection de Bouteflika, dévoile un sondage détaillé réalisé par l’Institut Okba, un organisme privé considéré comme le pionnier et leader du sondage d’opinion en Algérie avec à son actif plus de 140 études et enquêtes ainsi que plus de 20 sondages publiés dans les différents quotidiens nationaux.

 Et pour cette année, cet Institut a réalisé un sondage commandé par le quotidien francophone Liberté au sujet des enjeux de l’élection présidentielle algérienne prévue pour le 17 avril prochain. Plusieurs conclusions peuvent être tirées des résultats de ce sondage. Mais celle qui s’impose à l’esprit est d’abord ce chiffre : «seulement 46,4% des personnes interrogées comptent se présenter aux urnes le 17 avril prochain ». Le taux d’abstention risque ainsi d’être très élevé d’autant plus, a-t-on encore appris, qu’au moins 29,5% des sondés ont décidé de ne pas aller voter. 24,1% sont encore indécis. Néanmoins, parmi ceux qui vont aller voter, 28.3 % optent d’ores et déjà pour Abdelaziz Bouteflika. Uns score qui n’est guère extraordinaire et ne reflète nullement les assurances et la confiance des partisans et soutiens du Président de la République. En effet, avec un tel score, rien n’indique que Bouteflika va «remporter cette élection haut la main», comme l’affirme le ministre des Transports et président du parti TAJ, Amar Ghoul.

D’autre part, ce sondage nous révèle que «37,9% des sondés n’ont pas exprimé leur opinion quant à la personnalité qu’ils veulent voir président de la République». Le suspens n’est donc pas encore terminé puisque ces indécis ne sont acquis à aucun candidat pour le moment et peuvent bousculer les cours du scrutin présidentiel à n’importe quel moment. Ceci dit, pour l’heure, même les autres candidats en lice ne séduisent pas les électeurs algériens. Preuve en est, Benflis, Louiza Hanoune et Ahmed Benbitour sont tous « accrédités autour de 5% chacun des voix des potentiels électeurs interrogés». Très peu encore pour faire barrage à Abdelaziz Bouteflika. Mais ce dernier ne part nullement gagnant si l’on se fie aux chiffres de ce sondage. Bien au contraire, si la prochaine élection présidentielle est réellement ouverte, transparente et neutre, Bouteflika risque d’y laisser des plumes.

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