Ali Benflis, escorté par ses militants, entre au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier de candidature. Le 4 mars 2014 à Alger.

Le candidat Ali Benflis continue d’élever le ton dans cette campagne électorale qu’il veut absolument gagner, lui qui tente sa deuxième chance pour accéder à la Présidence de la République. Et pour ce faire, Benflis multiplie les promesses à l’égard des jeunes et adopte un discours très critique au sujet du bilan des 15 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika. 

article modifié à 16H20

Suite à une confusion de la rédaction, nous avons été contacté par le staff d’Ali Benflis. Nous avons apporté des modifications à l’article ci-dessous pour rester fidèle aux propos d’Ali Benflis :

Et au deuxième jour de la campagne électorale, Benflis a fait une halte au niveau de Blida, la ville des roses, située à 50 Km de la capitale Alger, où il s’est violemment attaqué à la situation déplorable de l’école algérienne. Pour Benflis, il n’y a aucun doute :  « l’école algérienne n’a pas formé les terroristes » durant la décennie noire. Le principal rival d’Abdelaziz Bouteflika réfute l’idée que l’école algérienne est un responsable de la décennie noire.

Devant une assistance composée principalement de jeunes, il a proposé un nouveau modèle pour l’école algérienne. Il s’est engagé à améliorer les conditions matérielles et salariales des enseignants. « Ali Benflis veut pallier les insuffisances de l’école républicaine, notamment en terme de conditions d’études. Dans certaines écoles, notamment dans les villages reculés, les élèves peuvent difficilement accéder à leur établissement car il n’y a pas de transport et ils ont froid en classe car les bâtiments sont vétustes », souligne le directeur de campagne d’Ali Benflis, Abdelkader Sallat, joint par téléphone. Pour pallier les « insuffisances » de l’école républicaine, le candidat propose notamment d’associer les professeurs à l’élaboration des programmes scolaires. « Aujourd’hui ils sont inadaptés », affirme ainsi Abdelkader Sallat.

Benflis s’engage également à réformer le système national de santé publique. « Ce sont les Algériens qui subissent chaque jour ses défaillances », a-t-il dénoncé.

Sur un autre chapitre, il s’est adressé aux jeunes en leur assurant qu’il va réduire le service militaire à 12 mois s’il sera élu comme Président. Benflis s’est attardé aussi sur l’importance de l’indépendance des institutions en promettant de veiller sur leur bon fonctionnement. « Notre gestion de l’Etat est moquée dans le monde entier. Je veux des institutions respectueuses du citoyen algérien », a-t-il conclu.

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