L’Algérie abritera, du 28 au 31 octobre, le premier Congrès international Féminin Pour une Culture de Paix, placé sous le thème «Paroles aux femmes». Le congrès qui verra la participation de prés de 3000 personnes sera une occasion incontournable pour lancer un débat constructeur sur « l’image de l’Islam dans la société et la place primordiale de la femme comme première école et source de douceur et de paix ».

« Cela fait cinq années que nous avons eu l’idée de préparer ce Congrès. En 2009, nous avons fêté le centenaire de la voie soufie alâwiya à Mostaganem et la 18e recommandation émise à l’issue de ce congrès stipulait : «Promouvoir et encourager la réflexion à la création d’un mouvement féminin international, force vive qui porte l’Islam de demain. C’est à partir de là que nous avons décidé la création d’un mouvement féminin dans le monde et dans le monde musulman en particulier », explique Cheikh Khaled Bentounès, le guide spirituel de la confrérie soufie Alawiya, contacté ce lundi après-midi. Le rôle de ce mouvement sera, selon lui « d’apporter cette harmonie du genre qui permet de construire une meilleure société du vivre ensemble ».

Le Congrès qui sera abrité par le Centre des conventions d’Oran (CCO) « Mohamed Benahmed » verra la participation de quelque 3000 personnes et réunira les femmes des quatre coins du monde dans le but de  « changer l’image de l’Islam dans la société, une image ternie par toute cette violence commis au nom de l’Islam », précisent les organisateurs.

La femme, une source de douceur et de paix

Co-organise par la Fondation pour le développement méditerranéen « Djanet El Arif », basée à Mostaganem et présidée par Cheikh Khaled Bentounes, et un partenaire étranger, en l’occurrence l’ONG « Organisation Internationale Soufie Alawiya » (AISA), ce Congrès se veut une occasion pour « réhabiliter la dimension spirituelle, malheureusement négligée dans cette époque où règne uniquement la dimension matérialiste », nous explique M. Moulay Driss, le chargé de la communication du Congrès. « Nous vivons actuellement dans un monde plein de violence. Tout le monde se cherche et désire sortir de cet enfer. Nous considérons que la dimension spirituelle a été négligée et c’est pour la réhabiliter que nous organisons ce rendez-vous », explique-t-il. Questionné sur la place accordée à la femme dans ce Congrès, M. Moulay nous explique que «la culture de la paix passe par la femme, car le féminin représente tout ce qui est beauté, paix et tendresse. Nous avons besoin dans chacun d’entre nous de cette partie féminine qui appelle à la tolérance et à la paix », a-t-il ajouté.

Les organisateurs ont souligné, par ailleurs, que ce premier congrès sera dédié à l’étude de cinq axes dont « bâtir un monde de paix », « réconcilier le féminin et le masculin pour le retour vers l’harmonie et la paix », « construire une culture de paix en faveur du mieux vivre ensemble », « regards croisés » et enfin, « Féminin et culture de la paix » qui permettra une réflexion  sur la construction d’une culture de paix au profit de l’humanité.

Nourhane. S. 

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