Crise oblige, le gouvernement a fini par admettre que très peu d’efforts sont consentis  pour diversifier l’économie nationale. Et lorsque des efforts sont faits, les effets positifs sont souvent rares. Ainsi, le ministère du Commerce reconnaît que seuls 20% des sommes consacrées à l’aide à l’exportation sont utilisées.

C’est du moins ce qu’a reconnu, mardi sur les ondes de la radio nationale, Lyès Ferroukhi, directeur du Commerce extérieur au ministère du Commerce. L’intervenant explique certaines difficultés des opérateurs Algériens à se placer sur les marchés étrangers par l’absence d’un pavillon maritime national, mais également par des déficits en matière de moyens de transport aériens et terrestre, ajoutés à un manque d’une gestion « moderne » des stocks et des intrants de leur part. Ce sont ces donnes qui expliquent, selon le responsable, la faiblesse des exportations du pays en dehors des hydrocarbures.

Malgré les annonces du gouvernement, les exportations hors hydrocarbures n’ont pas évolué. Le pays reste dépendant, dans son commerce extérieur, à 97% des hydrocarbures. Dans d’autres secteurs où il y a parfois un excédent, les exportations sont minimes et se limitent à certains produits comme les dattes, les huiles et récemment la tomate industrielle.

Certains exportateurs se plaignent souvent des lenteurs bureaucratiques que leur imposent les Douanes. Pis, dans certains ports et aéroports,  les dossiers des exportateurs sont mis avec ceux des importateurs !

Essaïd Wakli

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