C’est un chiffre qui fait froid dans le dos ! Pas moins de 17 000 jeunes algériens, âgés entre 13 et 18 ans, sont jugés chaque année pour crimes de sang. C’est ce que révèle, ce jeudi,  sur les ondes de la radio nationale la Chaîne 3, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), Mustapha Khiati. 

Selon lui, ces jeunes sont impliqués essentiellement dans des affaires de kidnapping, viols, assassinats et exploitation par des réseaux de mendicité.  Le président de la FOREM a également déploré l’absence d’une stratégie permanente pour les contrer et les traiter.

Mais à quoi est due toute cette violence ? Mustapha Khiati pointe du doigt les traumatismes de la période sanglante qui a endeuillée l’Algérie durant les années 90.  Les traumas psychologiques de cette sinistre période n’ont pas encore été « traités au plan psychologique », explique Mustapha Khiati, qui a mis en garde contre les dangers de la multiplication des construction de « cités ghettos » qui sont, dénonce-t-il, « les réservoirs des violences à venir ».

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