Une bonne partie des universités du pays a été paralysée, depuis hier, par une grève générale des enseignants universitaires. La grève, initiée par le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), est apparemment largement suivie.

Le CNES indique que plus de 60% de ses adhérents ont répondu à l’appel au débrayage. Le taux de participation est beaucoup plus élevé à Béchar et en Kabylie, indique le secrétaire général du syndicat, Abdelmalek Rahmani.

Les enseignants du supérieur se plaignent du niveau très bas de leurs salaires. Le CNES indique d’ailleurs que 80% des enseignants ont des salaires qui oscillent ente 40 et 60000 DA, précise l’organisation syndicale qui demande plus de considération de la part des pouvoirs publics.

Selon le CNES, la grève se poursuivra encore trois autres jours, en attendant un autre cycle de débrayage qui démarrera en janvier, dès la reprise des cours.

Du coté de la tutelle, on se fait discret. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique évoque un « dialogue » qui tarde à se mettre en place. Mais pour l’heure, il n’y a aucun communique officiel. Chose qui pénalise un peu plus les étudiants qui ont déjà enregistré beaucoup de retard dans la reprise des cours.

Essaïd Wakli

Notez cet article