Malgré la crise financière/Le financement des universités algériennes restera à 100% public

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Les recommandations de la conférence nationale sur l’évaluation du système LMD ne signifient pas que l’Etat abandonne les universités.  Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a même tenu à rassurer que le gouvernement continuera à financer les institutions universitaires malgré la crise économique qui frappe le pays. “Le financement de toutes les universités reste à 100% gouvernemental, cette opération étant du ressort du Gouvernement“, rappelle Tahar Hadjar.

Ce qui n’empêche pas que la loi permet aux universités et aux centres de recherche “d’obtenir des ressources financières supplémentaires”, dans le cadre de leurs diverses activités scientifiques (consulting et réalisation d’études au profit d’institutions ou d’entreprises…). “50% des revenus de ces activités reviennent aux enseignants, conformément à la loi “, a-tenu à préciser le ministre.

Pourtant, depuis quelques années, le gouvernement algérien permet –théoriquement- la création d’universités privées. Une option dont le cadre est bien précisé par Tahar Hadjar qui rappelle que le cahiers des charges étant bien défini, “toutes les universités privées de par le monde n’exercent qu’après obtention d’un agrément délivré par le ministère de tutelle”.

Les participants à la conférence nationale d’évaluation du système LMD (Licence-master-doctorat) ont notamment mentionné, dans leurs recommandations, la nécessité de rapprocher d’avantage les universités de l’entreprise. Ils ont même noté la possibilité de voir des dirigeants d’entreprises siéger dans les conseils d’administration des universités. Mais cela reste, pour l’heure, au stade de recommandation.

 

Essaïd Wakli